La décision est tombée le 16 février. La Ministre de la Mer Catherine Chabaud, annonce un quota strict : 5 maquereaux par jour et par pêcheur pour la pêche de loisir.
La FNPP et le GIFAP (Groupement des industriels français d’articles de pêche) expriment leur vive opposition à cette nouvelle restriction dans des courriers envoyés à Madame la Ministre de la Mer et au Président de la République.
Les points clés de la contestation :
- Un manque de concertation : Alors qu’un plafond de 10 poissons avait été discuté en décembre, le passage à 5 prises a été annoncé sans validation préalable ni étude scientifique prouvant son efficacité sur la ressource.
- Un impact marginal de la pêche récréative : Le stock de maquereau est géré à l’échelle internationale (UE, Norvège, Royaume-Uni). Les captures industrielles représentent l’immense majorité des prélèvements.
La pêche de loisir ne constitue qu’une part marginale des volumes, tout en générant plus de 4 milliards d’euros de retombées économiques. - Aucune démonstration scientifique convaincante : Aucune étude publique ne prouve que passer de 10 à 5 maquereaux aurait un effet mesurable sur la biomasse reproductrice. Les estimations scientifiques évoquent un impact très faible entre 8 et 10 poissons/jour.
- Une mesure disproportionnée : 5 maquereaux, au regard : des coûts d’une sortie (carburant, port, matériel), du nombre moyen de sorties (moins de 7/an selon le CIEM), de la vocation familiale et non commerciale de cette pêche, représentent un seuil jugé symbolique plutôt qu’efficace.
- Un « trop-plein » réglementaire : Cette mesure s’ajoute à une accumulation de contraintes (déclaration obligatoire via RecFishing, restrictions sur le plomb, fiscalité des bateaux) qui fragilise l’équilibre économique du secteur.
- Un rôle social et pédagogique : La pêche du maquereau est souvent la porte d’entrée des jeunes vers le milieu marin. Un quota aussi restrictif risque de décourager la pratique et de briser la transmission des bonnes pratiques environnementales.
- Une incohérence méthodologique
Avec la mise en place de RecFishing (« Mieux mesurer pour mieux gérer »), réduire les quotas avant exploitation des données introduit une contradiction dans la démarche de gestion fondée sur la donnée.
Lettre de la Confédération Mer & Liberté à Madame la Ministre chargée de la mer et de la pêche
Lettre de la confédération Mer & Liberté au Président de la République
Communiqué de presse de la FNPP et de la Confédération Mer & Liberté
Lettre du GIFAP à Madame la Ministre chargée de la mer et de la pêche